Expert e-commerce de la première heure, Guillaume travaillait déjà il y a 10 ans
sur Site Server, l’ancêtre de Commerce Server. Passé par FRA (Full Resource Associates)
puis par Business Interactif avant de rejoindre Itelios, il connait aujourd’hui
Commerce Server sur le bout des doigts et a eu l’occasion de l’implémenter pour
de nombreux grands comptes (ADP, L’Occitane…). Très grand fan de football et du
PSG, Guillaume s’investi à fond dans ce qu’il fait. Ses compétences font d’ailleurs
l’unanimité tant en intervention externe (conseil, formations) qu’en accompagnement
sur des projets internes gérés au forfait.
- Âge : 31 ans
- Expérience : 10 ans
- Structure : SSII
- Expertises :.Net, Commercer Server
- Certifications : Microsoft 72-315 – Développement
web C#
Microsoft 72-320 – Développement webservice C#
Bonjour Guillaume, tu travailles chez Itelios dans le commerce électronique depuis
plus de 6 ans, raconte nous tes débuts.
Quand j’ai été recruté chez Itelios en 2004, je travaillais sur le Framework ITcommerce
à destination des petites entreprises qui voulaient faire du e-commerce. Petit-à-petit
ce projet a évolué vers la solution actuelle Magelia Commerce qui est une véritable
solution d’avenir pour les petits comptes et qui possède déjà de solides références.
Aujourd’hui tu es spécialisé sur Commerce Server, tu as d’ailleurs connu les versions
antérieures de Commerce Server, que penses-tu de l’évolution du produit et de sa
nouvelle version ?
Commerce Server a toujours été un Framework, un kit qui permet de construire ce
que l’on veut par dessus. De fait, Commerce Server permet donc de développer de
nombreuses fonctionnalités, mais attention à ne pas se perdre dans les configurations
spécifiques des différents modules.
Aujourd’hui Microsoft pousse vers une architecture de plus en plus orientée service,
et l’intégration avec SharePoint va dans ce sens. En associant ces deux outils,
on dispose d’une solution e-commerce exploitable directement, à quelques ajustements
près (customisation graphique par exemple).
Au cours des audits que tu as pu réaliser, quelles erreurs fréquentes t’ont marquées
?
Pour moi, le point primordial de Commerce Server est la gestion du catalogue. Sur
un site de commerce électronique, 90% du temps de navigation correspond à la consultation
de catalogue. Ainsi, bien réfléchir à son modèle de catalogue à l’avance permet
de régler les principaux problèmes d’entrée, comme les problématiques de performances,
de navigation complexe...
Un autre problème fréquemment rencontré chez les clients utilisant Commerce Server
est la méconnaissance des pipelines. Ceux-ci correspondent à des règles métiers
qui s’appliquent de manière systématique sur la commande. Ces pipelines peuvent
faire l’objet d’un développement standard comme la gestion de stock de Commerce
Server ou d’un développement 100% spécifique comme un modèle de prix personnalisé
qui n’est pas celui de Commerce Server. Du coup, parce qu’ils sont probablement
effrayés par l’apparente complexité, les clients développeront souvent des vérifications
en amont ou en aval sur une commande. Cela alourdit l’exécution du code du processus
d’achat et a un impact sur la montée en charge du site et sur sa maintenance par
les développeurs.
Enfin, d’une manière générale, un audit des performances nous donne souvent une
idée rapide de la qualité de la configuration et des développements réalisés. En
effet, convenablement installé, configuré et développé, Commerce Server peut être
très rapide à l’exécution mais très consommateur en ressources dans le cas contraire.
Changeons de sujet, Orchard, la nouvelle application Open Source de Microsoft incarne
t’elle le futur de Commerce Server ?
Non, pour 2 raisons. Tout d’abord, je vois plutôt Orchard comme un CMS (Content
Management System) auquel on adapte un plug-in e-commerce pour ajouter une fonctionnalité
supplémentaire. D’autre part, et c’est une conséquence du point précédant, Orchard
sera destiné aux petites et moyennes entreprises en ce qui concerne le commerce
électronique. Alors que Commerce Server est par nature destiné aux grands comptes
et aux problématiques e-commerce pointues.
Un dernier mot pour la fin ?
PSG champion de France dans les 5 prochaines années !